Mon Dieu, oui, c’est vrai, j’en ai possédé une, autrefois, dans ma chambre d’adolescent. Je l’avais convoitée, je l’avais réclamée, certainement. Je le confesse ici en connaissance de cause. Je sais que cet aveu ne manquera de nuire à la considération que m’ont valu mes livres auprès de certains. On ne trouve évidemment pas cette chose dans les intérieurs de Chateaubriand, de Tolstoï ou de Proust. Mais je ne peux plus garder ce secret, il est trop lourd.
Et donc, j’en possédait une, oui, qui trônait
au centre de ma chambre, faite d’une espèce de vinyle d’un blanc crème et
bourrée de billes de polystyrène, et sur laquelle volontiers je me laissais
choir : une poire.
Je ne l’ai plus !