Mais est-il bien
pertinent d'avoir appelé Anthropocène l'ère qui verra justement la disparition
de l'homme ?
Autre mauvaise
idée : offrir ce coussin de jardinage à ton cousin céréalier.
De plus en plus de mal à en être. De
plus en plus extérieur.
Mais est-il bien
pertinent d'avoir appelé Anthropocène l'ère qui verra justement la disparition
de l'homme ?
Autre mauvaise
idée : offrir ce coussin de jardinage à ton cousin céréalier.
De plus en plus de mal à en être. De
plus en plus extérieur.
Que toutes celles, les plus vaillantes, qui militent pour un monde enfin débarrassé des hommes se réjouissent, ce monde existe déjà ! C'est celui des résidences seniors et des EHPAD. Les rares hommes survivants là sont de tremblants cacochymes tout à fait séniles et inoffensifs qui cherchent dans l'air saturé de parfums juste assez d'oxygène encore pour exhaler ce soir leur dernier soupir...
... patientez donc, vous y êtes presque,
bientôt s'ouvriront pour vous les portes de cet accueillant gynécée...
... principalement peuplé, précisons-le quand
même, de veuves désolées qui pleurent leurs bougres de maris, nos beaux et doux
papas, en feuilletant Deambulator magazine. J'espère surtout que vous
aimez le Scrabble ?
Je ne comprends pas bien les vaines
spéculations qui agitent ces jours-ci le milieu littéraire, sachant que les
jeux sont faits et que les principaux prix d'automne –
Goncourt, Renaudot, Médicis, Femina, Interallié, Académie française – ne sauraient échapper à six des onze
livres d'Infernus Iohannes parus en cette rentrée !
Sachant aussi
qu'il s'en trouvera immanquablement cinq encore – les prix Fénéon, Wepler,
Vialatte, Caillois, Virilo –, moins connus sans doute quoique plus prestigieux
aux yeux des amateurs éclairés (ah tiens, c'est amusant, il se trouve que j'en
ai moi-même été lauréat), pour récompenser comme il se doit les cinq autres.
Tel sera en effet le seul hommage à la mesure de l’œuvre sans pareille
d'Antoine Volodine qui s'achève avec cette salve formidable – feu d'artifice ou
bombardement, allez savoir, et d'ailleurs l'un n’empêche pas l'autre, et notre
ciel est soudain moins pâle.
Alors, prétendus
amis des lettres, qui, parmi vous, est prêt vraiment à encaisser cette charge
ultime ? Qui a le coffre ? Sévère épreuve pour nos ventres mous et nos cerveaux
en compote. Aimons-nous vraiment la littérature ? Quel usage en avons-nous,
quel profit en tirons-nous ? Ou devrons-nous en conclure qu'elle aussi, avec le
post-exotisme, a dit son dernier mot ?
J'ai finalement assez peu de souvenirs précis de mon enfance et de mon adolescence, ni tellement après, d'ailleurs. Je ne crois pourtant pas à un défaut de mémoire. Dois-je admettre alors qu'elle n'a pas jugé grand-chose dans ma vie suffisamment digne d’intérêt pour être retenu ?
Folles passions, désirs, ambitions... or toute
fièvre vient du marécage.
Surtout ne construis pas ton nid avec des brins
d'osier, ou un gros bonhomme inévitablement viendra s'asseoir sur ta couvée.
Ce zèbre de Dalmatie a quelque chose d'étrange, mais je ne parviens à pas à savoir quoi, et ça m'agace.
L'araignée qui te fait si peur, souffle dessus
comme pour éteindre la bougie de ton premier anniversaire et la voilà déjà
planquée sous la plinthe.
Quel arbre fabuleux fournit à l'alcoolique ce
bâton de sourcier qui lui permet de trouver sa bouteille au milieu du désert ?
La potion est amère, mais l’optimiste voit toujours le verre à moitié vide.
Serait-ce donc la candeur de la cruche ou de la
gourde qui nous désaltère ?
Et d'ailleurs, est-ce la botte qui sabote le
sabot ou le sabot qui sabote la botte ?
INSTALLATION SOUS TENSION. DANGER DE MORT. Si vous souhaitez continuer, cliquez sur la bannière orange.
Je me laisse paresseusement bercer par ma flemme d'accrocher le hamac.
La promesse de la pluie tient tout entière dans une menace.