L’espoir prépare très à l’avance le terrain pour la nostalgie.
Le paon pond des pompons.
Mais la limace est trop lente pour ramper
jusqu’à la salade de fruits.
L’espoir prépare très à l’avance le terrain pour la nostalgie.
Le paon pond des pompons.
Mais la limace est trop lente pour ramper
jusqu’à la salade de fruits.
Comme je lui raconte, en remontant la chaîne des rencontres successives, que je ne suis qu’à six poignées de mains de Rimbaud, il me tend la sienne. Et je lui claque une bise.
Fourrure et fou rire si tu sais chatouiller la belette.
Quand le poivron, l’aubergine, la courgette, la
tomate et l’oignon se donnent rendez-vous, ils ne se demandent pas longtemps ce
qu’ils vont faire : Un Scrabble ? Un poker ? Une
ratatouille !
Une femme, au loin, téléphone. Je n’entends pas ce qu’elle dit, mais son interlocuteur ne voit pas les grands gestes qu’elle fait pour appuyer ses propos. Je suis sourd et il est aveugle. Elle ferait mieux de raccrocher, elle parle dans le vide.
Une pince suffirait pour ôter ce seul poil.
Mais non ! La bougie s’épile à la cire.
Pardon, il te reste un morceau de salade entre
les dents… avec une limace dessus… et une poule qui la dépiaute… et un renard
qui la guette… et des Anglais à cheval qui le prennent en chasse…
[RAPPEL. Du 20 juin, aujourd'hui, donc, au 29 août, du mercredi au samedi inclus, à 21h, au Théâtre de la Huchette, après les représentations de La Cantatrice chauve et de La Leçon, de Ionesco, données sans interruption sur cette scène depuis 1957, Xavier Simonin interprétera Oreille rouge, monologue adapté de mon roman qu’il a lui-même mis en scène. J’y serai pour ma part le jeudi 25 juin, et la représentation sera suivie d’une discussion avec le public. Renseignements et réservation ici.]
la gloire
mais à l’Arquebuse
ton profil auguste
Aloysius
se rembrunit
plus personne ne lit
Gaspard de la nuit
ni les amoureux
ne se retrouvent plus
devant ta statue
le plus malheureux
reste planté là
comme toi
sans gloire
un gus dans un square
Ce n’est qu’un teckel, mais, elle, sa maîtresse, une toute petite vieille très fluette, et le chien tire sur sa laisse si bien qu’elle est emportée comme une plume soulevée par un soupir.
Le plaisir solitaire est sans doute le seul phénomène
vraiment universel.
C’est votre anniversaire. Chaque lecteur doit
vous donner 1000 euros.
Ce type – sosie de Brassens – passe tous les matins à la même heure devant mon banc, sa baguette à la main (car l’usager régulier d’un banc observe aussi bien qu’au café le train des habitudes). Or ce matin, même heure, même allure, même baguette, il arrive, en effet, mais de l'autre côté ! Cette journée devrait être riche en bouleversements.
Je lui fais une tresse, d’un côté, une natte,
de l’autre. On peut aimer la symétrie et détester les répétitions.
Et quand tu poses enfin ton sac de pierres, à
la nuit tombée, il doit encore te servir d’oreiller.
Les photos dans ma jeunesse étaient de bien meilleure qualité. Voyez, sur ces clichés récents, le pauvre teint que j’ai, ce visage comme fripé, cette silhouette écrasée, on dirait même qu’il me manque des cheveux… gros bug numérique, de toute évidence. Revenons à l’argentique !
Ex aequo ! Bébé sur son cheval à
bascule et Pépé dans son rocking-chair.
Contrairement à ce que l’on prétend, le poisson
rouge possède une excellente mémoire. Seulement, de quoi voulez-vous qu’il se
souvienne ?