1… 2… 3… puis plus rien. Ici, s’arrête le décompte des brins d’herbe de ma pelouse. Les canicules de l’été ont tout cramé. Adieu, vertes prairies. Désormais, nous trierons les poussières.
Combien de grues pour paver le ciel ?
Si routinière soit l’existence, surtout après
la sortie de la maternité, le journal reste le seul genre littéraire au sujet
duquel il ne sera jamais possible d’affirmer que tout a été dit. Il y a
toujours du suspense. Promesses et menaces devront être confirmées ou
infirmées. S’ouvre aujourd’hui la vingtième année de L’Autofictif. Pour
vous, c’est de la balle, mais moi, je tremble.