lente ou violente
gomme ou dégomme
le bonhomme
Avec les barreaux de sa prison, il s’est
construit une échelle pour en sortir.
Intact dans l’intestin, le bretzel.
[Chers amis, rendez-vous ce soir à 19h30 à la Maison de la poésie.]
lente ou violente
gomme ou dégomme
le bonhomme
Avec les barreaux de sa prison, il s’est
construit une échelle pour en sortir.
Intact dans l’intestin, le bretzel.
[Chers amis, rendez-vous ce soir à 19h30 à la Maison de la poésie.]
Il a les répétitions en horreur. Vous pouvez lire les cinquante volumes de son œuvre complète, vous ne trouverez pas deux fois le même mot.
Cesse donc d’écoper, hardi navigateur, tu es dans ta baignoire.
Les friandises sont aujourd’hui bien seules à se battre pour un monde meilleur.
Le couteau les lui arrache une à une, révélant qu’il n’y a rien dessous : le beurre est tout en plumes.
Il y a la rature large, insistante, qui n’entend
laisser aucune lettre lisible, comme si un petit ‘e’ non recouvert risquait de
trahir tout entière la phrase honteuse. Et il y a la rature discrète, plus fine
qu’un fil, qui n’empêche pas la lecture et suggère que le ratage même
demeure une production remarquable de notre génie. Et de même, pour nos crimes,
y a-t-il remords et remords.
Attention, un pas de plus et je me fais éclater
avec mon rire !
Je peux bien l’avouer, Jaune soleil a été entièrement écrit par l’IA du primate que je suis, traumatisé par sa pelade et son acrophobie et qui doit sa survie à ce faux-fuyant conçu en catastrophe dans l’urgence et le sauve-qui-peut il y a plus de deux millions d’années – lequel aujourd’hui le conduit à sa perte avec tous ses semblables.
Par bonheur, il reste un peu de place dans le
chat.
Mais laissons le sablier absorber la clepsydre
et la clepsydre embourber le sablier, nous gagnerons du temps.
plus de papier
détresse de l’écrivain
merdeux
une dent déchaussée
sous l’oreiller
l’autre pantoufle sous le lit
pluie d’encre
m’en fiche
j’ai un capuchon
Inspirée par ces sports de combat extrêmes où tous les coups sont permis, une nouvelle pratique du tennis de table vient de voir le jour, autorisant le jeu avec les genoux, les pieds, les coudes, la tête, toutes les parties du corps en somme. Le spectacle devrait gagner en intensité.
Nous devons l’omelette à un maladroit et la
purée à une brute. Et toi, qu’as-tu fait de beau de tes défauts ?
Les écrits restent – le plus souvent comme des
preuves à charge. Postérité du crétin et du salaud. La gloire.
Le gros défaut du manche, c’est de n’être maniable que par un unique individu, ce qui rend impossible la collectivisation du travail et condamne chacun à sa rude besogne solitaire, laquelle in fine consiste à creuser sa tombe. On pourrait d’ailleurs reprocher exactement la même chose au crayon.
Précédé par un gnou et suivi par un gnou, je
suis ? Un gnou, bravo.
On connaît le déroulement des faits.
Déclaration d’amour. Conquête. Reddition. Collaboration. Résistance.
Libération. Armistice. Dommages d’amour. Reconstruction. C’est toujours pareil.
[Joie de lire sur le
site Animots cette magnifique étude
de Jaune soleil, par Hicham-Stéphane Afeissa.]