Hardi chevalier, une sirène serait retenue prisonnière dans ce château d’eau !
S’il ne reste aucune miette, c’est qu’un
moineau a déjeuné là.
Fesse et torche – c’est la lavandière.
Hardi chevalier, une sirène serait retenue prisonnière dans ce château d’eau !
S’il ne reste aucune miette, c’est qu’un
moineau a déjeuné là.
Fesse et torche – c’est la lavandière.
Que l’humanité ait consenti avec enthousiasme à ne plus exister nue sous la cascade sans le smartphone, que chacun se soit si facilement résolu à ne plus jamais se suffire à lui-même et à devenir cet être poulpesque augmenté d'un portable, cela prouve assez que nous ne résisterons à rien de ce qui se proposera désormais en termes de nouveauté technologique – et ça n'arrêtera plus –, que nous sommes déjà aux ordres, que nous avons déjà, en échange de menus services qui aliènent notre liberté et la menottent dans la soute, vendu notre âme, notre âme si contrite, notre âme invendable...
Les humains étaient fiers d'être des sujets libres,
fiers de leur pouvoir sur les objets qu’ils avaient créés et dont ils disposaient
à leur guise et selon leur bon vouloir, jusqu'à ce qu'ils deviennent ce matin
sujets de leurs objets.
L’homme augmenté, oui, bien sûr, mais augmenté du
gratte-dos, qui manquait en effet cruellement, cela n'aurait-il pas suffi ?
[Autre rendez-vous, le 18 novembre à 19h
30, à l’Espace Andrée Chedid d’Issy-les-Moulineaux (métro Mairie d’Issy),
je m’entretiendrai avec Etienne Orsini à propos de L’Autofictif. La
rencontre sera suivie d’une lecture d’une heure de L’Autofictif enneige le
Fuji, par Christophe Brault. Entrée libre sur
réservation.]
C’est une découverte en génétique pré-moléculaire qui est passée un peu inaperçue en ces temps de grandes turbulences. Et pourtant, elle ébranle des certitudes anciennes et, même, elle les fout par terre : en réalité, l’enfant choisit sa famille !
Oui. Et c’est donc lui, depuis les limbes,
ayant repéré dans la foule humaine une femme et un homme à son goût qui
organise leur rencontre, si improbable quand on y pense, en modifiant
stratégiquement le cours de leur vie pour la favoriser.
C’est lui encore qui jette l’un contre l’autre,
l’un sur l’autre, l’un dans l’autre, les corps de ces amants manipulés qui
croient n’obéir qu’à leur désir, afin de susciter sa conception. Tous les
enfants parviennent à leur fin, sans exception. Même s’ils sont nombreux
ensuite à regretter d’avoir été si malavisés et à s’en mordre les doigts sur le divan des psychanalystes.
On prépare un feu comme on fait un nid, en rassemblant branchettes et brindilles. Puis le feu couve. Pour les œufs au plat, ce sera bientôt prêt. Merci de patienter un peu pour les cailles rôties.
Elle m’aime passionnément, à la folie, mais au
ras des pâquerettes.
La propriétaire a fait installer chez nous un
extracteur d’air. J’ignore si cet appareil est efficace. Par ailleurs, il ne
faudrait pas non plus qu’il le soit trop.
[Toujours sous l’égide de la Maison de la
poésie mais dans le cadre du festival ‘Paris en toutes lettres’, la prochaine
étape du Marathon autofictif de Christophe Brault se tiendra le 14 novembre à 19h
aux Archives nationales ! Carrément. C’est gratuit, mais il faut
s’inscrire. N’oubliez pas et répandez la bonne nouvelle sur les places et sur
les parvis !]
– Tu as encore pris toute la nuit de notre lit ! Je n'ai pas pu fermer l’œil à cause de la lumière !
Défense d’approcher les peuples non-contactés…
nous pourrions les décimer en leur refilant nos virus informatiques.
Les ornithologues ne s’expliquent pas le
phénomène : les jeunes perroquets ont de moins en moins de vocabulaire.
La nature est bien faite : si visqueux, le poisson, que jamais l'eau ne l'empoigne.
Si myope, la taupe, que jamais la terre ne
l'aveugle. Si virevoltant, le papillon, que jamais le vent ne l'immobilise.
Et curieux de tout, l'homme, si bien qu'aucune
mort ne lui est étrangère.
Au parc, la mamie refuse de prêter son portable à son petit-fils de 4 ans. Voici le gamin obligé de jouer dans l'allée avec ses petites voitures. C'est vrai que c'est très con aussi.
J'ôte le sucre. J'ôte le sel. J'ôte le gras.
Reste le haricot vert, qui s'accroche. Comment m'en débarrasser ?
Il y eut bien des ratés dans l’Évolution. Sans
lesquels tous les champignons seraient vénéneux, tous les animaux venimeux. En
somme, il n’y a que l’homme qui a su développer en lui tous ces fabuleux moyens
de survie.