Ce qui trouble évidemment, dans l’affaire Thélyson Orélien, si du moins la mystification se confirme, c’est que le premier écrivain artificiel avéré est un homme qui semblait incarner justement tout le contraire et défendre une écriture de la vérité, aux prises avec la vie, jaillie du cœur, née dans l’urgence mais puisant à ses racines caribéennes, ce rescapé d’une histoire contemporaine brutale…
… échappé donc du réel le plus abrupt pour
s’abîmer au bout de l’exil dans le monde factice, livré aux robots, que notre
époque laisse advenir. Grand écart déchirant. En cela, fils paradoxal,
écartelé, de ce temps, son premier-né peut-être. Il faut être indulgent à ce
titre et lui savoir gré en tout cas de nous montrer si innocemment ce que nous
devenons.
(Est-il déjà trop tard ? C’est ça et
mourir ?)