Les
libraires se plaignent de leurs mauvaises affaires. Il existe
pourtant une solution simple pour sortir de ce marasme : qu'ils
vendent mes livres davantage et le problème sera résolu.
Car
il est bien affligeant de les voir diversifier toujours plus leur
noble commerce pour survivre. Après la papeterie, voilà qu'envahissent leurs rayonnages bibelots, peluches, appareils numériques et même le petit électroménager. Afin de ne pas
renoncer complètement à leur vocation première, je leur
suggérerais de conserver au moins un lien structurel ou métaphorique
avec le livre et de proposer plutôt aux chalands des éventails, des
accordéons, des oignons, des mille-feuilles, des lasagnes...
...
ou des pâtés en croûte coupés en tranches fines.