Je me souviens qu’une grand-tante m’avait offert, alors que j’étais âgé d’une dizaine d’années, un hortensia bleu et que cet hortensia est l’un des cadeaux qui, de toute ma vie, m’aura fait le plus plaisir. Pour autant, ce souvenir mérite-t-il d’être raconté ? Je devine que cette note doit laisser perplexes bien des lecteurs. Comment avouer dès lors que je compte consacrer à l’événement un cycle de trois livres dans lesquels il ne sera question de rien d’autre ?
Nous avons tout de même eu raison, je pense, de
clouer les deux ailes du toit.
Le fauve se ramasse pour bondir ; et moi
plutôt après avoir bondi.