Je traîne dans entre les tables de la librairie. J’attrape un livre au hasard parmi les parutions récentes, puis un autre, j’ouvre, je feuillette. Mais, comme diraient mes filles, souvent si pertinentes, rien ne va. Alors une fois de plus (je connais le chemin), je descends au sous-sol, rayon papeterie, et j’achète un cahier : puisqu’il faut décidément tout faire soi-même.
Il est des tunnels pourtant dont on ne voudrait
pas sortir – au bout de la charmille, je suis le saule pleureur.
Le poisson rouge nage en rond dans le crachat,
tranquille, il a déjà oublié l’offense.