Vieille dame arc-boutée sur sa canne, flottant dans son manteau rouge, là, devant moi. Le conte nous a menti. Il n’y a jamais eu de loup. La grand-mère a mangé le petit chaperon.
Certes, la Belle au bois dormant n’a pas
consenti au baiser du prince charmant. Ni, du reste, dans un autre conte des
frères Grimm, le vilain crapaud à celui de la jolie princesse. Ajoutons à ces
nécessaires révisions de nos vieilles fables malaisantes que notre prince
charmant, découvrant que ladite Belle au bois dormant a pioncé comme une souche
cent années durant en dépit du petit pois qu’il avait glissé sous son matelas,
plaqua la rustaude sur-le-champ.
Las ! Toutes les
miettes qu’il a semées derrière lui ont été mangées. Le gros poussah suivait le
petit Poucet.