jeudi 23 avril 2026

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Ce matin, au sortir d’un rêve agité, Agathe C. s’éveilla, transformée dans son lit en une adorable jeune femme de 18 ans !

 

Et c’est à n’y rien comprendre car je l’ai laissée hier soir endormie dans son berceau, non sans avoir dix secondes auparavant déposé un baiser sur son front, puis chanté douze heures durant Petit escargot porte sur son dos sa maisonnette, puis encore allumé la veilleuse et le babyphone avant de quitter sa chambre pour y revenir aussitôt et tirer comme un forcené sur la ficelle de son mobile afin de relancer une fois encore la mélodie du Lac des cygnes, composée pour elle par Ilitch Tchaïkovsky en 1877. La prescience des génies est une chose admirable.

 

Or ce matin, donc, la voilà qui déboule dans son pyjama à carreaux, âgée de 18 ans, toujours portée par la musique de Tchaïkovsky, mais avec une partition de Fauré sous le bras, une raquette de tennis sous l’autre… Ou serait-il mien, ce rêve agité ?