mercredi 21 octobre 2026

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Me voici dans la Cité des Doges où je me suis transporté, animé encore de la fièvre révolutionnaire qui embrase en ce moment la France. Mais devant tous ces palais à taguer, tous ces campaniles à incendier, tous ces musées à piller, sans compter tout le verre de Murano à casser, une certaine fatigue me prend. Puis je n'ai pour accomplir ma tâche qu'une toute petite semaine...


Aspirer puis souffler, c’est respirer. Si tu fais le contraire, c’est que tu bois une soupe.


L'Escalier d'Or du Palais des Doges est surmonté d'un groupe statuaire terrible représentant Hercule terrassant l'hydre. Le colosse brandit sa lourde massue pour écraser la bête dont la tête est aujourd'hui hérissée de piques anti-pigeons, comme si l'épouvantail n'était pas jugé assez menaçant pour effrayer les piafs ni le bras du héros assez puissant pour réduire ces indésirables en bouillie avec le monstre, d'un coup d'un seul. Notre époque ne croit décidément plus en rien.