Dix-sept heures durant et toute la nuit même, il m’a attendu sur ce banc. Je l’y retrouve comme la matinée est déjà bien entamée. Je m’assois auprès de lui, à la même place qu’hier, sans un mot d’excuse pour être parti sans lui, pour l’avoir laissé là, ni pour mon retour si tardif ce matin. Ce n’est pas mon frère, ce n’est pas mon ami. Ce n’est qu’un pull, après tout.
Plus que tous les autres, et fort heureusement, le
chien du funambule tire sur sa laisse.
Lire au soleil fut longtemps notre activité la
plus plaisante. Mais le soleil est devenu trop ardent, et quant aux livres…