jeudi 8 avril 2021

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J’ai trouvé refuge sur une île. Certains considéreront que je suis un confiné-planqué, sans doute – hier, j’ai même caressé une anémone de mer du bout du doigt (une innocente perversion que j’ai et à laquelle je cède quand je n’ai pas de blaireau mort à ma disposition) –, et pourtant, si je pousse ma promenade à dix kilomètres de chez moi, comme m’y autorisent les mesures restrictives du gouvernement, je me noie.

 

Le prie-Dieu est un siège bas, à ras du sol, qui ne me semble pas idéal pour adresser nos suppliques au Créateur installé avec ses anges au plus haut des cieux. Ceci expliquant très vraisemblablement pourquoi elles sont si rarement exaucées : la distance est trop grande, elles ne lui parviennent pas. Substituons des escabeaux à ces meubles inadéquats, dans les travées des églises, et alors nos prières seront entendues, le bonheur et l’harmonie régneront dès demain sur le monde.

 

Garde pour la fin la queue du veau, elle éloigne les mouches de la viande.