samedi 24 octobre 2020

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Relâché par un collectionneur de reptiles parce qu’il grandissait trop vite, ce crocodile attend maintenant avec une certaine impatience, tapi dans la vase de la Briance, que tel propriétaire de gnous vivant à Solignac, ou tel autre à Saint-Yrieix-la-Perche, se lasse aussi de son élevage.

 

Tous ces gens si heureux et fiers du chemin parcouru n’ont pourtant jamais réussi à laisser le cimetière derrière eux.

 

La phobie sociale et le grand nez s’accommodent très bien du masque. Les plus pudiques le remontent jusqu’aux yeux comme un drap sous lequel ils seraient entièrement nus. Si nous sommes autorisés à le retirer un jour, ce ne sera pas sans rougir.