vendredi 25 février 2022

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Une guerre meurtrière se prépare et, même si nous nous offusquons des prétentions de Poutine sur l’Ukraine, le phénomène demeure pour nos esprits de l’ordre du concevable, de l’admissible. Bombardements, invasion, conquête. Tout cela reste très humain. Autres temps, même merde. Ainsi nous sommes. Le chef est grave. Les stratèges spéculent. Les journaux soignent leurs manchettes. Le feu fourbit ses flammes. Le sang se dispose à couler. L’homme va encore s’illustrer sous le ciel indifférent. Fracas, ruines, fumées, cendres, larmes. Et pendant ce temps-là, les stupides oiseaux, avec leur cerveau de 20 grammes, sentant venir le printemps, s’apprêtent à faire leur nid.

 

La mémoire ne garde de toute notre vie que quelques souvenirs, bons ou mauvais, dont elle emprunte la plupart à notre délirante imagination.

 

C’est plus ancien encore, beaucoup plus ancien. Depuis, les ponts ont croulé dans l’eau.