mercredi 11 août 2021

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Quatre adolescents saisissent soudain par les bras et les chevilles une fille de leur groupe. Elle se débat un peu. Elle glousse. Elle porte encore ses baskets et son short. Les garçons en riant la jettent à l’eau. Elle se relève, dégoulinante. Sa montre est fichue. Un de ces quatre crétins est son copain ou le deviendra ce soir après ce coup d’éclat. Je cite ce petit épisode récurrent de la vie sur la plage sans aucune arrière-pensée. Juste pour rappeler que ce sont ces garçons-là que les jeunes filles aiment. Puis, le temps passant, semble-t-il, un peu moins.

 

De nombreuses personnes peu observatrices s’imaginent que la toile de l’araignée est un piège à insectes ! Alors qu’il s’agit tout au contraire d’une moustiquaire à l’abri de laquelle elle se régale, la nuit venue, de fraises et de noisettes ramassées dans les bois pendant la journée.

 

J’ai un frisson rétrospectif en me disant que, comme ceux de mes filles, les journaux intimes de Stendhal, de Kafka ou de Gide auraient pu être protégés par un cadenas à combinaison secrète…