lundi 14 juin 2021

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Il y a le saint à un bout. Il y a l’ordure à l’autre. Du tape-cul qui sert à les peser.

 

Il y a le tatoué intégral. Il y a la couturière inavouée. Il y a l’eau qui dort à feu doux. Il y a l’ours dont l’iceberg vacille et qui vend sa peau pour éviter la ruine. Il y a la cime du grand arbre qui tâtonne dans le ciel noir comme une canne d’aveugle. Il y a un lexicologue pouilleux qui se prostitue sur les marchés aux puces.

 

Il y a un monde innommable qui se lézarde voluptueusement au soleil.

 

[La 17e étape du Marathon autofictif de Christophe Brault qui s’est courue le 7 juin à la Maison de la poésie est aujourd’hui en ligne]