mercredi 13 janvier 2021

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Nous savons donc que tout événement a pour cause et principe le battement d’ailes d’un papillon. C’est pourquoi la rapide disparition des lépidoptères devrait nous inquiéter plus encore que celle des abeilles pollinisatrices. Car alors, quand le dernier papillon succombera (épuisé certainement d’avoir dû manœuvrer seul tout le train des conséquences), le monde aussitôt et irrémédiablement se figera. J’en veux pour preuve qu’il y avait, dans mon enfance, infiniment plus de papillons qu’aujourd’hui et que j’étais à cette époque beaucoup plus actif, remuant, dynamique. Toujours à gambader, à faire des roulades et des galipettes… Qui osera parler de coïncidence ?

 

Le couvercle de ce piano peut être fermé à clé. Pour empêcher d’entrer ou de sortir ?

 

La douleur progresse, le nerf est la mèche où court la flamme… en serrant les dents, il attend l’inévitable implosion.