vendredi 5 juin 2020

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Mes filles, mes filles, depuis toujours, je prétends que rien ne peut me faire plus plaisir comme cadeaux, pour Noël ou mon anniversaire, que des dessins ou des objets confectionnés de votre main avec amour, avec application, avec enthousiasme, avec maladresse, avec beaucoup d’approximation et une totale impéritie.


Mais je me dis aujourd’hui, comme vous grandissez, que cette complaisance ne vous rend pas service, que je dois maintenant vous parler avec franchise, sans ce paternalisme indulgent plus humiliant qu’autre chose, comme à de grandes personnes capables de me comprendre.


En fait, je préférerais tout comme vous des trucs magnifiques et coûteux achetés dans les magasins avec votre argent.