mardi 2 juin 2020

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Ce monde tourne à contresens, car tandis que l’homme, nomade et voyageur par nature, se voit assigné à résidence entre ses frontières natales et puni quand il les franchit sans laissez-passer, l’animal si territorial (le migrateur même ne dévie pas de son parcours balisé) se trouve chassé de son habitat, obligé de fuir ses forêts comme la chauve-souris, de chercher sa pitance dans les villes comme le renard, quand il n'est pas exporté et répandu sur des terres lointaines comme le moustique… Le nationalisme serait un principe politique valable pour l’animal, et même le repli identitaire ! Le cosmopolitisme ne lui sied pas (il suffit de voir un kangourou croiser un pingouin sur la Cinquième avenue pour s’en convaincre). 


Qui me dira comment font les Coréens pour manger du chien sachant que celui-ci est sous la table… ?


Ce corbeau dans le chêne te laisse faire le docte et débiter ta leçon de chose à tes enfants – c’est pourtant un freux dans l’yeuse.