jeudi 10 octobre 2019

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Il a fait ce qu’il fallait pour maquiller le meurtre en suicide. Il a rangé le salon, tout remis en ordre. Il a effacé les traces et laissé en évidence un mot d’adieu. Il a refermé ses doigts sur la crosse du pistolet pour y laisser des empreintes nettes. Puis – ainsi couvert, à l’abri de tout soupçon –, il a profité d’un instant d’inattention pour se tirer une balle dans la tête.


Comment ramener à la raison un paranoïaque ? C’est pourtant simple, il suffit de crever ses pneus et d’empoisonner son chien.


Cette assemblée de têtes chenues… il doit s’agir d’une cérémonie d’obsèques. Ah non, pardon, c’est le public d’une rencontre littéraire. Ou sont-elles bien réunies là, en effet, sans méprise, pour pleurer une vieille amie disparue ?