vendredi 20 septembre 2019

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Nous commettons sans cesse de petits suicides. Nous coupons les têtes fureteuses qui se bousculent pour passer l’encolure de notre strict costume quotidien, nous coupons les ailes de cet oiseau migrateur, les pattes de ce voyageur tenté par une autre vie, par un autre monde. Celui qui le premier a occupé la place dans le petit costume la veut toute pour lui, pour lui seul, il anéantit impitoyablement la concurrence.


le feu crépite
mais la vieille transie
décrépite


Dernier geste de la journée, il éteint son portable. Et subséquemment tombe inerte sur son oreiller. Comment fonctionnerait-il sans sa télécommande ?