mardi 3 septembre 2019

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Coiffé au poteau par celui dont je suis issu – et qui, c’est vrai, lui fit une queue de poisson discutable dans la dernière ligne droite –, ce spermatozoïde jura qu’il se vengerait et qu’il trouverait mille moyens de me nuire et de me gâcher l’existence. Or je ne sais pas comment il s’y prend – comment s’y prend-il, en effet ?! –, mais je dois reconnaître qu’il y arrive bien souvent. Parfois, je me dis qu’il aurait mieux valu le laisser gagner.


Si au moins la faim épongeait la soif.


(En revanche, ne compte pas sur la carotte pour planter un chou.)