mercredi 7 août 2019

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La main anonyme d’un généreux donateur a fait parvenir par courrier à l’Association des Amis d’Eric Chevillard, pour publication dans son Bulletin, un cliché pris à Weimar en 1941. Au milieu du groupe des écrivains français invités par Goebbels – Drieu, Jouhandeau, Brasillach, Chardonne –, un visage est entouré au feutre rouge. Au dos de la photo, cette seule mention : Chevillard à Weimar. La ressemblance est en effet troublante. L’auteur, cependant, né vingt-trois ans après cette équipée honteuse, possède un solide alibi. Certes, mais celui-ci n’aurait-il pas été forgé de toutes pièces ultérieurement ? De plus amples investigations s’imposent.


La chauve-souris vole en agitant les rideaux qu’elle refermera sur son sommeil aux premières lueurs du jour.


S’étant juré de réveiller par son ardeur cette chair frigide, transie par l’abstinence, il n’y parvint que trop bien : les seins de la religieuse fondirent dans ses mains brûlantes.