vendredi 12 juillet 2019

4054

Au café. J’ouvre mon netbook. Assise non loin de moi, une femme obèse me lance :
– C’est bien pratique, ces petits ordinateurs !
Que répondre à un tel truisme ?
– Je ne peux qu’abonder dans votre sens, dis-je avant de me demander toutefois si cette réponse polie n’est pas plutôt une terrible indélicatesse…


Fukushima a donné presque entièrement raison à Fukuyama.


Le bateau t’emporte loin de l’île. Bientôt, tu ne distingues plus que le plus petit galet de la plage.



[Parution aujourd’hui aux éditions Bernard Chauveau d’Aquarelles de guerre, un livre original par sa forme et son format, conçu par deux vaillants réformés du service militaire. Philippe Favier a découvert dans une brocante des cartes paysagées utilisées en des temps anciens pour les cours de géographie des étudiants-soldats de l’Ecole de guerre. Paysages alpestres ou lacustres que son pinceau ironique a rendus plus bucoliques encore et dans lesquels, pour ma part, je sème le désastre, la mort et la désolation. Seize cartes (qui se déplient), seize champs de bataille, seize textes belliqueux. Nous sommes à l’Ecole de guerre, oui ou non ? ]