vendredi 24 mai 2019

4007

Mon endurance et ma force d’âme me surprennent. J’ai eu beau me retourner les ongles, travailler au fer rouge la plante de mes pieds, me maintenir la tête sous l’eau, je n’ai rien lâché, je suis obstinément resté dans le déni, dans le refoulement, je ne me suis rien avoué à moi-même.


Ainsi reconnaît-on l’écrivain : la marge de sa vie est une pleine page.


La fille est belle. Je louche. Elle se dédouble. Je cligne des yeux. La fille est à nouveau seule. L’autre ? Solidement enchaînée dans ma cave.