vendredi 4 janvier 2019

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La vieillesse produit chez certains une forme de jubilation particulière, le goût du récit est servi par la remémoration d’une longue vie, l’espace en se restreignant favorise l’agitation at home, un allègre trépignement du matin au soir sur les parquets et les tapis – pétulants vieillards claqueurs de portes, jongleurs d’assiettes et de tasses, véritables cyclones domestiques.


Notre monde est le fruit d’un désir inassouvi.


L’air est plus pur en altitude ; il est aussi plus rare. Et tout en haut, il y a la dernière bouffée d’oxygène que tu avales – aussitôt guéri, sauvé, régénéré – avant de mourir.