vendredi 22 juin 2018

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Lorsque la maladie qui devait l’emporter fut sur lui, très affaibli et désœuvré, il se découvrit un talent pour le dessin – découverte, je dois le dire, qu’il fut bien le seul à faire.


Puis il se mit très gentiment à offrir ses dessins à la ronde. Et comme nous l’aimions bien, comme il avait pris le soin de les mettre sous verre, comme surtout il lui arrivait encore de nous rendre visite, nous les avons tous suspendus à nos murs, bien en vue.


Cela fait plusieurs années maintenant qu’il a été ôté à notre affection, mais rares encore, parmi nous, sont ceux qui ont eu la hardiesse brutale et la sécheresse de cœur – mais quel soulagement, quelle sérénité aussi s’ensuivent – de décrocher ces horreurs.