samedi 19 mai 2018

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Il n’est pas mort, proclamons-nous en ensevelissant le mort. Et nous ne sommes pas loin de le penser vraiment puisque l’opinion que nous avons de lui et les sentiments qu’il nous inspire n’ont pas changé – le solipsisme est bien la loi : nous croyons rendre hommage au défunt, à son indéfectible présence, nous avouons plutôt, puisqu’il n’est pas mort aujourd’hui, qu’il n’était pas davantage vivant hier.


Mon premier est la mamelle de la vache ; mon second en est une autre ; eh bien, mon tout n’est pourtant pas du lait !


Oui, mais si je vivais, je n’aurais plus de forces pour écrire.