lundi 29 janvier 2018

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Pourquoi avons-nous le sentiment, somme toute infondé, à chaque fois que Federer gagne, qu’il étoffe notre propre palmarès ?


Et pourquoi aussi l’admirons-nous comme si – non moins infondé – il se battait pour une noble cause  et défendait la veuve et l’orphelin à coups de raquette ?


Sachant donc que ce journal sera peut-être le seul document contemporain encore accessible et largement consulté dans cinq siècles, je me dois d’y consigner le vingtième succès en Grand Chelem de Roger Federer, obtenu hier à l’Open d’Australie face au joueur croate Marin Cilic, sur le score de 6-2, 6-7, 6-3, 3-6, 6-1.



[Et j’espère bien qu’il viendra m’applaudir à son tour vendredi prochain à Lausanne, à la librairie Basta, ou samedi à Genève, à la librairie le Rameau d’or. Ces deux rencontres seront animées par Isabelle Rüf qui m’a également posé quelques questions pour le journal Le Temps.]