jeudi 23 novembre 2017

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Il se dit beaucoup ces temps-ci que son éducation fait de l’homme un être trop brutalement viril, ce qui le conduit à se comporter avec les femmes, au pire en prédateur abject, au mieux en supérieur hiérarchique méprisant. Deux petites réflexions à ce sujet.


Il me semble d’abord que notre culture idéalise aussi beaucoup les femmes. Le jeune garçon frais émoulu de ses lectures classiques aura non seulement une haute considération pour celles-ci, mais elles lui inspireront également une sorte de terreur sacrée. Il tremblera toute sa vie en faisant tourner sa casquette entre ses mains devant ces créatures parfaites qui peuvent le crucifier d’un mot.


D’autre part, de très nombreuses femmes encore exaltent et recherchent chez l’homme cette virilité triomphante et fanfaronne. Dès l’enfance, le caïd de l’école regarde en ricanant le petit poète manger un râteau à chaque goûter sous le tilleul de la cour. Dans le grand débat sociétal du moment, il serait bon de ne pas oublier certains protagonistes.