dimanche 29 octobre 2017

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Alors, bien sûr, il m’a fallu secouer un peu l’authentique Malien que je suis devenu depuis mon séjour à Koulikoro, faire violence à l’âme slave qui m’habite depuis mon périple transsibérien, brutaliser le Zapotèque qui a pris possession de moi à Monte Albán, mais ça y est, après une journée de déambulation dans les rues de la ville, avec une sieste profonde dans l’herbe et le soleil de Central Park puis un hot-dog non moins réparateur sur Colombus avenue, je me sens absolument, intrinsèquement, essentiellement New-Yorkais.


Presque une caricature, tendance Upper West Side.


Mais on ne se refait pas si vite. Et me trahit encore, je le crains, cette pointe d’accent mongol contractée à Oulan-Bator en 2005.