mardi 3 octobre 2017

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On prétend souvent que le milieu littéraire est sans moralité. Gangrène et corruption à tous les étages, dit-on. Je m’inscris en faux. Et j’en veux pour preuve que Prosper Brouillon, membre influent de la plupart des jurys des grands prix d’automne, s’est modestement entremis afin que le vibrant plaidoyer que je lui consacre ne figure dans aucune sélection. Comment écarter plus élégamment l’affreux soupçon de copinage ?


Il allait mourir tout blême et racorni. Il a préféré s’envelopper superbement dans la cape de son sang.


L’homme qui confectionna le premier chapeau aurait aimé, je crois, que l’on ouvrît le débat pour décider de l’utilisation la meilleure de cet objet énigmatique plutôt que de voir chacun s’en coiffer immédiatement comme on mouche une chandelle et comme s’il s’était agi d’empêcher d’autres idées plus lumineuses de naître.