lundi 14 août 2017

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Les longues feuilles sèches des palmiers en s’entrechoquant sous la brise légère font un petit bruit de pluie : c’est le mauvais temps.


Couvert de poussière ocre de la tête aux pieds, ruisselant de sueur, on ne peut que me croire quand j’affirme que je viens de disputer cinq sets acharnés contre Nadal (et mon petit sourire de satisfaction laisse modestement entendre quelle fut l’issue du match) – car comment soupçonner que je reviens en vérité d’une courte excursion sur les pentes de l’Etna ?


L’île ondule sous les chaumes au soleil couchant. Les collines se resserrent comme se pelotonnent les lionceaux autour de leur mère endormie. En de tels instants, la non-nécessité des livres d’Eric Chevillard apparaît dans une lumière particulièrement douce.