lundi 31 juillet 2017

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Le plus terne paysage ne sera jamais aussi déprimant que la croûte peinte qui le représente. C’est pourquoi il est si navrant de lire ces écrivains médiocres qui, non content de transporter dans la littérature les défectuosités du réel, exagèrent celles-ci, les augmentent et dégradent à la fois le monde et les moyens conçus pour le rendre habitable.


Au mur, au-dessus de son lit, la petite croix du supplicié – un moustique écrasé.


Anatole ourdit un plan diabolique pour se débarrasser de son épouse nonagénaire et non moins revêche, il est vrai : il substitua sournoisement à son déambulateur un gambadeur ; le cœur de Marguerite lâcha après vingt mètres d’une course légère où le vieil assassin saisi de remords vit comme au premier jour de leurs amours froufrouter ses jupons.