mardi 16 mai 2017

3304

Il avait ordonné par testament que son livre soit détruit s’il mourait avant de l’avoir achevé. Or, ayant mal compris cette dernière volonté, son exécuteur testamentaire entreprit d’anéantir consciencieusement et avec zèle tous les exemplaires de Moby Dick, roman que l’écrivain était en effet en train de lire quand la mort le surprit. Il ne resterait plus aujourd’hui que deux ou trois exemplaires de ce chef-d’œuvre en circulation.


Le squelette a craqué toutes ses allumettes.


Tant mâche le gros bœuf que c’est à se demander s’il ne prépare pas aussi lui-même le steak haché.