vendredi 5 mai 2017

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Je commence à lire à voix haute les feuillets que me tend mon apprenti : J’ai volé un rossignol dans la haie de mon voisin. Cela vaut mieux que de brandir l’éclair dans la nuit savonneuse où s’avancent en procession les caravanes du ressentiment, et tant pis si la crème attache au fond du pot. La bourriche…


– Mais, mon pauvre ami, tu écris n’importe quoi !
– Justement, j’ai pensé que ça vous plairait.


Le naïf… Comme si n’importe qui pouvait écrire n’importe quoi !