mardi 21 février 2017

3220

Longtemps le petit orphelin a pleuré sa mère, puis il a grandi, il a vieilli, son chagrin est si ancien maintenant que – tchac ! – vous avez entendu ? –  la moitié supérieure de sa mâchoire vient de choir dans la poussière.


Pourquoi traduire le haïku japonais ? Ce petit nuage de signes indéchiffrables nomme mieux ainsi l’évidente énigme du monde.


(21-7, 21-3… je viens d’écraser au ping-pong le jeune homme que je forme pour être mon successeur. Il reste du travail.)



[On peut écouter l’enregistrement des lectures des Livreurs, le 14 février, à l’Auditorium Saint-Germain, avec notamment des extraits de L’Autofictif à l’assaut des cartels et de Ronce-Rose. C’est ici.]