mardi 27 septembre 2016

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Jadis, quand le téléphone sonnait chez toi, tu pouvais à bon droit te dire que quelqu’un se souciait de ta personne. Aujourd’hui, la sonnerie de ton portable te prévient seulement qu'un individu de ta connaissance s’offre un petit plaisir personnel en manipulant le sien.


Par les fentes des volets s’introduit la torche du cambrioleur.


Il fait un temps idéal, je bois une bière en terrasse, au soleil, seul, tranquille…
J’entends l’homme à la table voisine débiter son mensonge : en réalité, il est en train de téléphoner.